Bilan du mois de juin 2016

Bilan du mois de juin 2016

Du côté des indices boursiers internationaux

La victoire du Brexit a engendré ces derniers jours un accroissement de la volatilité sur les marchés financiers. La devise britannique a fait l'objet de lourds dégagements sur le marché des changes, marquant ainsi un plus bas de trente ans face au dollar américain.

L'affaiblissement de la livre sterling a en en revanche profité à la Bourse de Londres, comme l'illustre la progression de 4,4% du FTSE 100, les investisseurs anticipant l'accroissement mécanique des exportations. À Wall Street, les indices américains ont bien résisté eux aussi, à l'instar des légers gains du Dow Jones 30 (+0,8%) et du S&P 500 (+0,1%).

En revanche, les indices boursiers de la zone euro ont lourdement pâti de cet évènement, avec en bas de tableau le PSI 20 portugais (-10,2%), le FTSE MIB italien (-10,1%) et l'IBEX 35 espagnol (-9,6%). Le CAC 40 français (-6%) enregistrait pour sa part une baisse plus modérée, tout comme son homologue allemand le DAX 30 (-5,7%).

Bilan du mois de juin 2016

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau des secteurs, la banque (-17,9%), l'assurance (-13,1%) et les services financiers (-10,9%) ont fortement souffert de la décision du Royaume-Uni de sortie de l'Union européenne, notamment s'agissant de la Société Générale (-23,6%), Natixis (-23,6%), Axa (-21,6%), BNP Paribas (-20%) et Crédit Agricole (-16,9%).

L'automobile (-13,5%) et le tourisme (-13,3%) faisaient également l'objet d'importantes baisses, avec Peugeot (-23,2%), Air France-KLM (-22,8%), Faurecia (-19,8%), Renault (-18,5%), Eurotunnel (-18,2%) et Valeo (-12,5%). Les secteurs défensifs de la santé (+0,9%) et de l'alimentation (+1%) tiraient pour leur part leur épingle du jeu, mais les plus fortes progressions étaient néanmoins liées par la thématique des matières premières, à savoir l'énergie (+4,5%) et les ressources de bases (6,10%), Engie (+4,5%) ayant ainsi signé la plus forte hausse parmi les composantes du CAC 40.

Bilan du mois de juin 2016

Du côté des statistiques macroéconomiques

Outre Atlantique, l'amélioration dans le secteur manufacturier est repartie de plus belle, pour s'établir à 53,2 points en juin. La tendance dans les services reste quant à elle défavorable, avec un plus bas depuis mars 2014 en mai, à 52,9 points. Après sa progression de 0,2% au premier trimestre, le produit intérieur brut des États-Unis devrait connaître une croissance plus marquée ce second trimestre.

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Du côté du marché du travail, le ralentissement se confirme quant à lui. Alors que les créations mensuelles se sont en moyenne élevées à 219 000 en 2015, elles se sont établies à 123 000 en avril, et 38 000 seulement en mai, soit le plus faible niveau constaté depuis près de six ans. Le taux de chômage a pour sa part connu un nouveau déclin à 4,7%, mais cette baisse s'explique pour l'essentiel par la sortie de statistiques de chercheurs d'emplois découragés. 

Bilan du mois de juin 2016

Au sein de la zone euro, le PMI manufacturier a lui aussi poursuivi sa reprise, sans toutefois parvenir à inverser la tendance de l'indice composite, affecté par la nouvelle dégradation dans les services. Nul doute que le contexte actuel ne devrait guère améliorer la situation au cours de l'été, le résultat du référendum britannique assombrissant clairement les perspectives de croissance sur l'ensemble du Vieux Contient. 

Bilan du mois de juin 2016

Les indicateurs de sentiment calculés par la Commission européenne risquent également d'être affectés par l'incertitude consécutive au Brexit. Les données collectées en juin ont montré un léger repli du sentiment économique (à 104,4 points), ainsi que du climat des affaires (à 0,22 point) et de la confiance du consommateur (à -7,3 points).

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le Forex, la livre sterling (GBP/USD -8%) a logiquement fait l'objet de violents dégagements, marquant d'ailleurs un plus bas de trente ans face au billet vert. La monnaie unique européenne (-0,3%) est quant à elle restée globalement stable face au dollar américain, tandis que le franc suisse (+1,7%) et le yen (+6,8%) se sont appréciés.

Les métaux précieux, argent (+17,4% à 18,8$) et or (+8,6% à 1322$) en tête, ont pour leur part pleinement profité de leur statut de valeur refuge. Le gaz naturel (+26%), le café (+17%) et le sucre (+15,6%) figuraient également en tête des plus fortes hausses parmi le compartiment des matières premières. Les céréales étaient en revanche à la peine, à l'instar du maïs (-10,5%), du blé (-6,7%) et de l'avoine (-2,4%), alors que le pétrole (-1,6%) se repliait modérément.

Conclusion

La décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union Européenne est un événement qui aura des conséquences économiques certaines, qu'il est néanmoins difficile pour l'heure d'estimer précisément. Si le FMI envisage une contraction du PIB de 1,5 à 4,5% à l'horizon 2019 par rapport à ce qu’il aurait été en cas de maintien dans l’UE, les implications sur le devenir de la zone euro restent pour l'heure inconnues. Cette incertitude risque donc de se ressentir sur les décisions des intervenants, alors que les statistiques économiques de part et d'autre de l'Atlantique font état d'un ralentissement du rythme de croissance. Les configurations graphiques de moyen terme des principaux indices boursiers confirment cette analyse, et nous incitent donc à privilégier des stratégies d'intervention de court terme, aucune tendance claire ne se dégageant pour l'heure. 

 

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