Bilan du mois d'avril 2016

Bilan du mois d'avril 2016

Du côté des indices boursiers internationaux

Le regain d'intérêt des investisseurs pour les actions s'est confirmé en avril, mais la confiance demeure relativement précaire. Signe de regain d'appétit pour le risque, ce sont les indices du sud de l'Europe qui ont enregistré les meilleures performances, à l'instar de l'IBEX 35 espagnol (+3,5%) et du FTSE MIB italien (+2,7%). La Bourse de Paris enregistrait quant à elle une progression plus modérée, avec +1% pour le CAC 40, tout comme le DAX 30 allemand (+0,7%).

Même constat à Wall Street, le S&P 500 (+0,3%) et le Dow Jones 30 (+0,5%) ralentissant leur rythme de hausse à l'approche des plus hauts historiques. Les valeurs technologiques ont d'ailleurs sous-performé comme l'illustre la performance négative du Nasdaq Composite (-1,9%) et les décrochages de valeurs emblématiques telle qu'Apple (-14%) ou Twitter (-12%).

Bilan du mois d'avril 2016

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

En Europe, les secteurs liés aux matières premières ont prolongé leur reprise, les ressources de bases (+13,4%) en tête avec les impressionantes hausses d'Arcelor Mittal (+35%) et Eramet (+41%). L'énergie (+8,3%) n'était pas en reste puisque Total (+9,4%) signait la troisième plus forte hausse des composantes du CAC 40, accompagnée par Technip (+6%). Les banques (+5,3%) complétaient le podium avec BNP Paribas (+6,5%) et Société Générale (+4,2%).

En fin de tableau, la technologie (-5%), les médias (-3,6%) et télécoms (-2,4%) subissaient des dégagements, Bouygues (-20,8%) ayant notamment pâti de l'échec du rapprochement de sa division télécoms avec Orange (-6%).

Bilan du mois d'avril 2016

Du côté des statistiques macroéconomiques

La reprise marquée des cours du pétrole ces derniers mois (+45% pour le WTI depuis le point bas) se ressent clairement au travers de la lecture de l'ISM manufacturier, qui est repassé en territoire de croissance en mars et devrait poursuivre en ce sens en avril.

Le domaine des services a lui aussi connu une amélioration après sa dégradation marquée depuis l'été dernier, pour s'établir à 54,5 points.

Bilan du mois d'avril 2016

S'agissant du marché du travail, la situation reste satisfaisante. Le taux de chômage a certes légèrement progressé pour s'établir à 5% contre 4,9% en février, mais il reste toutefois sur ses plus bas niveaux de ces huit dernières années.

Les créations d'emplois du mois de mars se sont élevées à 215 000, un chiffre légèrement supérieur aux 206 000 attendus par les économistes interrogés, tandis que le chiffre de février a été révisé à 245 000 contre 242 000 précédemment.

Bilan du mois d'avril 2016

Au sein de la zone euro, le taux de chômage reste à un niveau nettement plus élevé qu'outre Atlantique, mais le déclin se poursuit. En Mars, Eurostat a indiqué qu'il s'était élevé à 10,2% soit son plus faible niveau depuis août 2011. Si la France reste dans la moyenne à 10%, l'écart reste en revanche élevé avec le meilleur élève qu'est l'Allemagne (4,2%) et l'Espagne (20,4%) ou la Grèce (24,4%).

Les indicateurs d'activité PMI restent certes en territoire positif, mais le rythme ne parvient guère à s'accentuer. La croissance au selon de la zone euro devrait ainsi se situer autour de 1,7% cette année, après 1,6% en 2015.

Bilan du mois d'avril 2016

Les indicateurs de sentiment de calculés par la Commission Européenne ne permettent pas pour l'heure d'entrevoir d'amélioration significative de cette conjoncture. Le sentiment économique a montré un léger mieux à 103,9 points, mais qui intervient après une nette dégradation depuis le début de l'année.

Le climat des affaires (0,13 point) stagne quant à lui sur ses plus bas depuis de nombreux mois, tout comme la confiance du consommateur (-9,3 points).

Bilan du mois d'avril 2016

Du côté des devises et des matières premières

S'agissant du forex, les cambistes continuent de se désengager du dollar américain, au profit de la monnaie unique européenne notamment (+0,64% à 1,145$), mais aussi de la livre sterling (+1,70% à 1,461$). C'est toutefois le yen (+5,4%) qui s'est le plus fortement apprécié face au billet vert, alors que la Banque du Japon a maintenu sa politique monétaire inchangée en dépit du retour de la déflation.

Les matières premières étaient quant à elles vivement recherchées, comme en attestent les performances à deux chiffres du brent (+18%), de l'argent (+15,6%), du soja (+12%) et du maïs (+10%).

Conclusion

Bien que les craintes liées à la conjoncture macroéconomique se soient estompées avec la fin de la baisse des cours du pétrole, le contexte demeure relativement incertain. Les politiques monétaires des Banques Centrales de la zone euro et du Japon montrent leurs limites, leurs tentatives de relance de l'inflation restant veines.

Graphiquement, et en dépit de la reprise des marchés actions ces dernières semaines, les indices font preuve de cette relative indécision des intervenants. Dans l'attente d'assister à une reprise de dynamique sur cette classe d'actifs, nous préconisons donc une exposition modérée et des interventions sur un horizon de temps réduit.

 

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