Bilan du mois de décembre 2015

cac 40 - IG

Du côté des indices boursiers internationaux

L'année boursière 2015, qui avait démarré sur les chapeaux de roues avec le lancement d'un plan d'assouplissement quantitatif par la Banque Centrale Européenne, s'est terminée sur une note négative. L'institution basée à Francfort a en effet refroidi les attentes de la communauté financière lors de sa dernière décision de politique monétaire, en se refusant à lancer de nouvelles mesures de soutien.

Aux États-Unis, le soulagement consécutif au relèvement de ses taux directeurs par la Réserve Fédérale aura aussi été de courte durée. Au final, 2015 aura été positive pour la majeure partie des places financières du Vieux Continent, avec en tête de palmarès le FTSE MIB italien (+12,7%), le BEL 20 belge (+12,6%) et le PSI 20 portugais (+10,7%). Le CAC 40 français (+8,5%) a lui aussi enregistré une performance honorable, après avoir toutefois progressé jusqu'à +24% à son meilleur niveau. L'IBEX 35 espagnol (-7%), le FTSE 100 britannique (-5%) et le SMI suisse (-1,8%) n'ont quant à eux pas profité de cette tendance.

À Wall Street, les valeurs technologiques sont restées favorablement orientées avec de nouveaux records historiques pour Amazon, Facebook, Google et Microsoft qui ont permis au Nasdaq Composite (+5,7%) de se rapprocher de ses sommets de 2000, tandis que le S&P 500 (-0,7%) et le Dow Jones 30 (-2,2%) reculaient modérément. 

Bilan du mois de décembre 2015

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau sectoriel et sur l'ensemble de l'Europe, c'est le tourisme (+19,6%) qui a enregistré la meilleure performance, devant les services financiers (+18,7%), les biens de consommation domestique (+18,7%) et l'alimentation (+16,9%).

Parmi les composantes du CAC 40, le haut de tableau était occupé par Peugeot (+59%), Renault (+53,7%), Airbus (+51%) et Veolia Environnement (+48%). À l'opposé, les secteurs liés aux matières premières tels que les ressources de base (-34,9%) et l'énergie (-7,8%) ont fortement souffert, à l'instar d'ArcelorMittal (-57%), Engie (-15,8%), Technip (-7%) et Total (-2,5%).

Hors CAC 40, les plus fortes variations étaient signées Trigano (+152%), Sartorius Stedim Biotech (+119%) et Faiveley Transport (+99%) pour les hausses et Transgene (-64%), Vallourec (-62%) et Solocal (-60%) pour les baisses. 

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Aux États-Unis, la chute continue des cours du pétrole se fait ressentir sur le secteur manufacturier puisque l'indice ISM de ce secteur s'est significativement dégradé sur un an glissant.

L'absence d'amélioration du côté des matières premières, le ralentissement économique des pays émergents et el récent relèvement des taux directeurs par la Réserve Fédérale ne permettent par ailleurs guère d'envisager une amélioration pour le moment.

Du côté des services, l'indicateur ISM reste certes en territoire de croissance, mais le rythme peine à s'accentuer malgré quelques tentatives.

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La situation est en revanche plus positive sur le front de l'emploi, avec 271 000 postes créés en octobre, 211 000 en novembre et 292 000 en décembre, dépassant de loin les estimations des analystes.

Le taux de chômage est quant à lui resté stable à 5%, son plus bas niveau depuis avril 2008.

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De ce côté de l'Atlantique, les indicateurs d'activité restent plutôt encourageant, notamment du côté du secteur manufacturier.

Le PMI de la zone euro a en effet enregistré un plus haut de 20 mois à 53,2 points. Le taux de chômage a également poursuivi son recul au sein de l'Union, Eurostat l'ayant évalué à 10,7% soit son plus faible niveau depuis près de quatre ans. 

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Même constat s'agissant des indicateurs de sentiment, qui n'ont guère été affectés par les attentats de Paris, contrairement à ce qui aurait pu être craint.

La confiance du consommateur, mesurée par la Commission européenne, s'est ainsi établie à -5,7 points en décembre, et conserve une tendance favorable depuis maintenant trois ans. 

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne (-10,3% à 1,086$) aura cédé du terrain face au dollar américain, la Banque Centrale Européenne ayant opté pour le lancement de mesures de soutien tandis que son homologue américaine optait pour une réduction au travers d'un relèvement de ses taux directeurs.

La tendance était similaire bien que moins marquée sur la livre sterling (-5,3% à 1,475$), le franc suisse (-0,7%) et le yen (-0,5%). La classe d'actifs ayant toutefois le plus souffert en 2015 est celle des matières premières, avec une chute de plus de 40% du baril de pétrole, de 30% environ du gaz naturel, de l'avoine et du café, de 20% pour le blé et le maïs et de 10% pour l'or et l'argent. 

Conclusion

La conjoncture macroéconomique montre quelques signes d'inquiétudes, que ce soit aux États-Unis ou du côté des pays émergents. Le ralentissement de la Chine et du Brésil et les perspectives de voir la Réserve Fédérale relever ses taux avaient d'ailleurs suscité un accès de volatilité au cours de l'année 2015, raison pour laquelle toute statistique allant en ce sens est à prendre en considération.

La chute marquée des indices asiatiques en cette entame de 2016 constitue un avertissement supplémentaire quant à l'état d'esprit des investisseurs. La prudence est donc requise pour ce début d'année, un élan baissier en direction des plus bas de l'été 2015 ne pouvant être écarté. 

 

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