La Banque Nationale Suisse (BNS) surprend les marchés

La Bourse de Paris a fini en grande forme jeudi (+2,37%) se hissant ainsi au-dessus des 4 300 points (4 323,20), les investisseurs étant de plus en plus persuadés que la Banque Centrale Européenne va déployer un vaste programme de soutien à l'économie.

La Banque Nationale Suisse (BNS) surprend les marchés

La cote parisienne a d'abord joué au yo-yo, débutant en nette hausse avant de perdre brièvement plus de 2% puis de faire volte-face et de prendre carrément plus de 2%.

Dans un premier temps hier dans la matinée, la décision totalement inattendue de la Banque Centrale Suisse a enclenché un mouvement d'aversion au risque.

Mais rapidement cette décision a renforcé les attentes du côté de la Banque Centrale Européenne, les investisseurs estimant que la Banque Nationale Suisse (BNS) avait agi ainsi pour anticiper une éventuelle intervention de la BCE la semaine prochaine.

La BNS a en effet aboli  le cours plancher du franc suisse face à l'euro à 1,20 franc suisse pour un euro, l'axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, et a abaissé son taux d'intérêt à -0,75%.

Du côté des indicateurs, en Europe, l'économie allemande en 2014 a connu une hausse de 1,5% et la zone euro a enregistré un excédent commercial de 20 milliards d'euros en novembre, après un excédent de 23,6 milliards en octobre.

Aux États-Unis, les chiffres publiés ont été contrastés avec des inscriptions hebdomadaires au chômage en progression contrairement aux prévisions et par contre un rebond de l'activité manufacturière de la région de New York (indice Empire State) plus fort que prévu en janvier.

Dans ces conditions outre-Atlantique, en dépit de quelques incursions en territoire positif en cours de matinée, les indices new-yorkais n'ont pas réussi à inverser la tendance baissière qui pèse sur le marché.

Wall Street s'est repliée pour la cinquième séance consécutive, déçue par les résultats trimestriels de grandes banques américaines, et des données macro économiques mitigées, le Dow Jones a perdu 0,61%, le Nasdaq 1,48% et l'indice élargi S&P 50 a abandonné 0,92%.

Sur le terrain des valeurs, aux Etats-Unis, tout comme JPMorgan Chase et Wells Fargo mercredi, les banques ont encore déçu hier avec les publications trimestrielles de Bank of America et de Citigroup. 

Plombées par de lourdes charges juridiques et un ralentissement des activités de courtage, Bank of America et de Citigroup ont vu fondre leurs bénéfices davantage que prévu en 2014. Bank of America a chuté de 5,2% et Citigroup de 3,7%.

En France, le secteur pétrolier et parapétrolier a bénéficié du rebond des cours du brut, à l'image de Total (+2,78% à 41,95 euros) CGG (+3,02% à 4,71 euros), Maurel et Prom (+2,03% à 6,99 euros) et Technip (+3,19% à 47,41 euros).

Air France remontait nettement (+2,61% à 7,68 euros) après avoir été fragilisé la veille par des informations de presse démenties par le groupe évoquant des suppressions d'emploi.

Aéroports de Paris prenait 2,32% à 105,85 après la publication de chiffres record de fréquentation en 2014. Les aéroports parisiens de Roissy et Orly ont accueilli 92,7 millions de passagers l'an passé (+2,6%), notamment grâce au dynamisme des compagnies à bas coûts en Europe.

A l'inverse, le groupe français d'études et de sondages Ipsos se repliait de 5,47% à 22,40 euros, pensant dégager une marge opérationnelle autour de 10% en 2015, en légère baisse par rapport à son niveau des deux années précédentes.

Sur le marché des changes, après l'annonce de la BNS, l'euro est tombé dans la matinée à son niveau le plus faible face à au franc suisse depuis l'introduction de la monnaie unique en 1999, à 0,8517 franc pour un euro, contre 1,2010 auparavant.

La monnaie unique a ainsi franchi pour la première fois le seuil de parité d'un euro pour un franc suisse, au-dessus duquel elle parvenait tout juste à se hisser vers 22h00 GMT, à 1,0035 franc.

 

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