Le CAC reste fébrile

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse mardi dans un marché frileux face aux replis de Wall Street vendredi et lundi et sous l’influence d’une actualité internationale défavorable.

L'indice CAC 40 a perdu 0,25 % à 4 424,83 points, dans un volume d'échanges de 4,3 milliards d'euros. Le DAX a reculé de 0,21 % à 9 490,79 points et le FTSE 100, 0,49 % à 6 590,69 points.

Après avoir été en légère progression, l’indice phare de la bourse de Paris s’est inscrit en zone négative avant de limiter ses pertes avec l’évolution de Wall Street.

Les investisseurs sont restés fébriles tout au long de la séance craignant un nouveau décrochage de Wall Street après celui surprise de vendredi et celui de lundi suite aux chutes d’un certain nombre de valeurs technologiques. Les investisseurs considérant que la valorisation de ces titres est devenue trop élevée, ont commencé à arbitrer leurs portefeuilles alors que pointe la nouvelle saison des résultats d’entreprises qui pourrait avoir été affecté par la mauvaise météo qui a sévi cette hiver aux Etats-Unis.

L’actualité internationale n’a pas non plus soutenu la confiance des intervenants. La crise ukrainienne a fait son retour sur le devant de la scène. Washington a menacé Moscou de nouvelles sanctions, au moment où le Kremlin amassent des militaires à la frontière avec l'Ukraine et que des mouvements insurrectionnelles pro russes ont éclaté à Kharkiv et surtout à Donestk, où un gouvernement provisoire de la république du Donbass aurait été constitué.

Le Fonds monétaire international a également pesé quelque peu sur la tendance des marchés. D’une part, le FMI a revu en très légère baisse ses prévisions pour la croissance mondiale en 2014 de 3,6 % contre 3,7 % précédemment, soulignant que les difficultés de la Chine et du Brésil et la crise ukrainienne pourraient impacter la croissance. De l’autre, l’institution internationale a apporté de l’eau au moulin de ceux qui craignent l’arrivée de la déflation en zone euro en réclamant une intervention de la BCE afin de contrer cette dernière.

Les indicateurs économiques publiés hier sont passés inaperçus. La France a publié un déficit commercial en baisse sensible en février et une nouvelle réduction du déficit de l'État pour le même mois. Outre-Rhin, le gouvernement a fait part de son anticipation d’une accélération de la croissance de 2 % pour 2015 et de 1,5 % entre 2016 et 2018, permettant à Berlin d’afficher un budget en équilibre en 2015 et de ramener l'endettement public à 70% du PIB d'ici 2017 et 60 %, d’ici 10 ans.

Wall Street a clôturé en légère hausse mardi soutenu par des rachats à bon compte sur les valeurs technologiques qui avaient chuté lors des dernières séances. Netflix, Tesla ou Amazon qui ont rebondi de plus ou moins 3%.

Le Dow Jones a grignoté 0,06 % à 16 256,14 points. Le S&P 500 a pris 0,38 % à 1 851,96 points et le Nasdaq, 0,81 % à 4 112,99 points.

Parmi les valeurs françaises, Bouygues a rebondi de 1,34% à 29,39 euros alors que le groupe serait selon le Parisien-Aujourd'hui en France susceptible de céder sa filiale Bouygues Telecom à Iliad. Le titre de la maison mère de FREE a pris par ailleurs 0,70 % à 200 euros. Dans la foulée, Numéricable a progressé de 1,29 % à 30,74 euros et Vivendi à chuté de 3,25 % à 19,95 euros.

Saint-Gobain a perdu 3,03% à 44 euros. Groupama a indiqué avoir cédé la totalité de sa participation dans le groupe Saint-Gobain, soit plus de 10,12 millions de titres, pour un montant de 450,5 millions d'euros.

Lafarge a pris 0,08% à 65,79 euros après le relèvement de sa recommandation à « acheter » contre « neutre » par UBS. Le titre a subi des prises de bénéfices après l'envolée du titre suite à l'annonce de sa fusion avec le suisse Holcim.

Enfin, Soitec a bondi de 5,11 % à 2,47 euros. Sa technologie photovoltaïque à concentration a été retenu par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) pour la réalisation et l'exploitation de centrales solaires de plus de 250 kWh.

L’Euro a poursuivi son rebond à 1,3797 Dollar. L’or progressait à 1 308,62 dollars l’once et le WTI, échéance mai 2014, à 102,34 dollars le baril.

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.