Bilan du mois de mars

Du côté des indices boursiers internationaux

Les grands indices boursiers ont connu des parcours divers en mars, les investisseurs ayant une fois de plus privilégié les actions des pays méditerranéens, à l'instar du FTSE MIB italien (+6,1%), du PSI 20 portugais (+3,1%) et de l'IBEX 35 espagnol (+2,2%), tandis que le FTSE 100 londonien (-3,1%) corrigeait.

Les indices surperformants ces derniers mois comme le Nasdaq Composite aux Etats-Unis (-2,5%) et le DAX allemand (-1,4%) ont également fait l'objet de dégagements, tout comme le CAC 40 (-0,4%). Ces replis restent toutefois modérés au regard des craintes géopolitiques qui ont affecté les marchés du fait du conflit entre l'Ukraine et la Russie.

indices

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau des secteurs européens, les services aux collectivités (+3,4%) se sont clairement distingués, à l'image de GDF Suez (+6,8%) et Veolia Environnement (+4,7%), tout comme la construction (+1,9%) avec Lafarge (+4,1%) et Bouygues (+3,7%). A noter également le très bon parcours des opérateurs télécoms français sur fond de cession de SFR par Vivendi, Orange (+18,2%) ayant à cette occasion enregistré la meilleure performance du CAC 40.

En fin de tableau, les plus fortes corrections ont eu lieu sur les ressources de bases (-3,2%) et les médias (-3%) dont Havas (-11,2%), TF1 (-11%) et Publicis (-4,7%). Les banques (-1,6%) et l'assurance (-2,5%) ont elles aussi fait l'objet de prises de bénéfices, comme en attestent les performances de Société Générale (-7,6%), BNP Paribas (-5,8%), Crédit Agricole (-0,7%) et Axa (-0,4%).

secteur

Du côté des statistiques macroéconomiques

Les données publiées aux Etats-Unis le mois dernier sont ressorties, dans l'ensemble, favorables. Elles confirment que l'économie américaine reste sur la bonne voie. L'ISM dans le secteur manufacturier a progressé de 51,3 points à 53,2 points, tandis qu'il s'est contracté de 54 à 51,6 points dans le secteur des services.

Le Département américain du Commerce a par ailleurs indiqué que le produit intérieur brut avait progressé de 2,6% quatrième trimestre 2013, contre une estimation de 2,4% précédemment.

ISM

S'agissant du marché de l'emploi, le Département américain du Travail a indiqué que 175 000 emplois avaient été créés en février, un chiffre supérieur au consensus qui s'élevait à 151 000, et après 129 000 créations en janvier.

Les chiffres du mois de mars, qui seront publiés le vendredi 4 avril, montrent que les économistes interrogés tablent sur accentuation du rythme, à 196 000. Le taux de chômage a pour sa part légèrement rebondi, à 6,7% mais devrait vraisemblablement poursuivre son déclin lors des prochains mois.

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Sur le Vieux Continent, la situation continue de s'améliorer, lentement mais sûrement. La reprise des indices PMI au sein de la zone euro initiée depuis l'été 2012 se confirme au fil des mois.

En France, le secteur manufacturier a enfin renoué avec la croissance, son indicateur PMI étant repassé au-dessus du seuil des 50 points pour la première fois depuis février 2012.

PMI

Les indicateurs de sentiment traduisent également une amélioration de la conjoncture, à l'instar du climat des affaires calculé par la Commission européenne qui a enregistré son meilleur niveau depuis l'été 2011 à 0,39 point. Même constat s'agissant du sentiment économique dont la tendance haussière reste très forte. De quoi soutenir la consommation et l'investissement, et donc la reprise de l'activité.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des matières premières, les écarts ont été importants, avec en tête des hausses le blé (+15,8%), le maïs (+8,3%) et le coton (+7,3%) et en fin de tableau l'avoine (-13,7%), l'argent (-6,9%) et le cuivre (-5,1%). Le baril de pétrole brent a quant à lui reculé de -0,6% et l'once d'or de -3,2%.

Sur le forex, les cambistes ont privilégié le dollar américain, au détriment de l'euro (-0,2% à 1,377$), de la livre sterling (-0,47%), du franc suisse (-0,47%) et du yen (-1,4%). Cet intérêt pour le billet vert s'explique notamment par la réduction progressive de son programme de rachat d'actifs par la Réserve Fédérale.

Conclusion

Comme nous l'avons constaté au travers de cette revue, le contexte macroéconomique reste dans l'ensemble favorable. Toutefois, il ne faut pas oublier que le rôle des investisseurs est d'anticiper ces évolutions, comme en atteste l'appréciation marquée des marchés actions ces derniers mois. L’économie peut-elle encore surprendre favorablement ?

Surtout, la diminution de son QE3 par la Fed ne pourrait-elle pas constituer un frein à l'intérêt que portent les intervenants pour le marché des actions ? L'analyse technique n'indique pas de signe de retournement pour l'heure mais un évident essoufflement. En conséquence, une poursuite de la hausse sur un rythme très modéré reste donc possible en avril mais tout signal de correction devra être pris au sérieux.

 

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