Le CAC reprend des couleurs

La Bourse de Paris est repartie à la hausse jeudi après l’apaisement de la situation en Ukraine et le statu quo de la Banque centrale européenne.

Le CAC 40 a gagné 0,59 % à 4 417,04 points, dans un volume d'échanges de 3,7 milliards d'euros. Le DAX est resté quasi inchangé à 9 542,87 points et le FTSE 100 a engrangé 0,19 % à 6 788,49 points.

Après avoir ouvert en hausse sensible, le marché parisien a évolué tout au long de la séance dans une fourchette d’une vingtaine de points touchant un nouveau plus haut depuis septembre 2008 à 4 431,6 points avant de connaitre un léger trou d’air au début de la conférence de Mario Draghi. La bonne tenue de Wall Street a finalement permis au CAC de terminer en zone positive.

Même s’ils attendaient la conférence de presse du président de la Banque centrale européenne, les investisseurs ont gardé tout au long de la séance un œil sur la situation ukrainienne. La poursuite des discussions entre toutes les parties prenantes, américains, russes, européens, français, allemands et anglais a contribué à la baisse de la nervosité sur les marchés qui était apparue en début de semaine.

Comme prévu, la BCE a maintenu sa politique monétaire en l’état. La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son taux directeur à 0,25% et n'a pris aucune mesure, contrairement à ce que certains observateurs attendaient, afin de contrer le risque de déflation. Mario Draghi a tenu le même discours que lors de la dernière réunion de la BCE en estimant que la croissance économique au sein de la zone euro s’améliorait et que le risque de déflation, même si la cible d’une inflation légèrement en dessous de 2 % était encore éloignée, pouvait être écarté.

Côté macroéconomie, les commandes à l'industrie allemande ont augmenté de 1,2% sur un mois en janvier contre un consensus de 0,8% et le recul affiché au mois de décembre a été finalement révisé à 0,2% contre 0,5% auparavant.

Sur un plan franco-français, le gouvernement s’est réjouit de la baisse du chômage en France au quatrième trimestre 2013 selon le Bureau international du travail même si le nombre d’inscrits à Pôle emploi continue d’augmenter.

Outre-Atlantique, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont chuté bien plus fortement que prévu pour la semaine close le 1er mars poussant les investisseurs à anticiper un meilleur taux de chômage cet après-midi. Mais, le recul plus important qu’attendu des commandes industrielles aux Etats-Unis en janvier, a en partie éclipsé ce nouveau chiffre encourageant sur la situation de l’emploi aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, Wall Street a clôturé en ordre dispersé. Si le S&P 500 a battu un nouveau record à 1 877,03 points en hausse de 0,17 %, le Nasdaq a reculé de 0,13 % à 4 352,13 points. De son côté, le Dow Jones s’est adjugé 0,38 % à 16 421,89 points.

Parmi les valeurs françaises, Bouygues s’est envolé de 6,59% à 30,67 euros après avoir annoncé une offre de 14,5 milliards d’euros pour le rachat de SFR.

Numericable, aussi sur les rangs pour le rachat de SFR,  a reculé de 5,26% à 28,99 euros.

Orange, pour sa part, a pris 10,53% à 10,13 euros, le marché saluant aussi les résultats 2013 et les perspectives pour 2014.

Bureau Veritas a pris 7,07% à 21,42 euros après l’annonce d’un bénéfice net en progression de 16%.

Gemalto a progressé de  4,11% à 84,58 euros après avoir publié un bénéfice net 2013 en hausse de 28,3% conforme aux attentes.

Mauna Kea Technologies, après avoir pris plus de 20 % dans la journée, a terminé en hausse de  9,41% à 12,32 euros après avoir obtenu l'autorisation de la FDA pour l'utilisation de son produit phare, le Cellvizio, en urologie.

Enfin, Mersen a bondi de 6,01% à 23,99 euros en dépit d’une perte nette de 29,2 millions d'euros en 2013, en raison de dépréciations.

L’Euro est parvenu à son plus haut niveau de l’année à 1,3864 Dollar. L’or a progressé à 1 350,83 dollars l’once et le WTI, échéance avril 2014, a rebondi à 101,94 dollars le baril après une séance volatile.

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