Le CAC 40 affiche son optimisme

Le CAC 40 évoluait en nette hausse jeudi, soutenue par la publication des minutes de la banque centrale américaine concernant sa dernière réunion en septembre et l’espoir d’une avancée sur le dossier du budget et de la dette américaine dans la journée.

A mi-séance, l'indice CAC 40 prenait 1,56% à 4191,38 points, le DAX 1,32% à 8629,35 points et le FTSE 100, 0,96% à 6398,84 points.

La publication des minutes de la dernière réunion de la Fed les 17 et 18 septembre dernier lors de laquelle, cette dernière avait surpris les marchés en décidant finalement de maintenir inchangée sa politique monétaire ultra accommodante a rassuré les investisseurs. Même si les débats ont été animés au sein du comité de politique monétaire et que la décision de maintenir ses rachats d’actifs au même niveau qu’auparavant a été prise à une courte majorité, les investisseurs retiennent que l’orthodoxie monétaire de la banque centrale ne changera pas dans l’immédiat.

Entre dogmatisme et pragmatisme, ce dernier continue de l’emporter au sein du Fomc. Constatant que les statistiques économiques récentes étaient encore peu rassurantes notamment concernant le marché de l’emploi, les participants à la réunion de septembre ont laissé inchangé le rythme de des rachats d'obligations du Trésor et de créances hypothécaires, à hauteur de 85 milliards de dollars par mois.

Dans un contexte plus que défavorable, reprise économique insuffisante et bisbilles «washingtoniennes», la nomination par Barack Obama de nommer Janet Yellen devrait rassurer aussi bien «Wall Street» que «Main Street».

Toutefois, la nomination de la première femme au poste de président de la Fed, même si nombre d’observateurs la juge acquise, reste à être approuvé par le Sénat des Etats-Unis ou les républicains, dont certains lui reprochent déjà son «laxisme» monétaire et son obsession à réduire le chômage plutôt que l’inflation, dispose d’une minorité de blocage.

Une fois installée dans ces fonctions, Janet Yellen devra s’atteler à plusieurs chantiers. Elle devra infléchir la politique monétaire de la Fed sans compromettre la reprise économique et relancer la volatilité des marchés puis, achever la réforme de la régulation des marchés financiers dont la «fameuse Volcker rule».

Côté négociations sur le budget et le plafond de la dette, les investisseurs attendent des avancées dès aujourd’hui alors que le président des Etats-Unis, Barack Obama, doit recevoir dans la journée les leaders républicains, à une semaine de la date butoir d'un défaut de paiement sans précédent pour les Etats-Unis.

Selon certaines rumeurs circulant en salle de presse, les républicains auraient accepté de relever temporairement le plafond de la dette afin de se donner le temps de conduire des négociations budgétaires plus globales, sans risquer que les Etats-Unis se trouvent en défaut de paiement.

Sur un plan hexagonal, la hausse de la production industrielle en France en août à +0,2% est arrivé à point nommé pour soutenir le moral des investisseurs.

Parmi les valeurs françaises, les bancaires affichaient de fortes progressions ce matin. Société Générale prenait 4,06% à 40,54 euros, l'action BNP Paribas 3,44% à 53,34 euros et Crédit Agricole, 3,20% à 8,97 euros.

Certaines valeurs du secteur automobile étaient aussi très entourées. Plastic Omnium bondissait de 7,33% à 19,485 euros. Renault s’adjugeait 4,71% à 65,13 euros, Faurecia 4,33% à 22,295 euros et, Vallourec 4,40% à 44,86 euros.

CGG s’envolait de 5,42% à 16,345 euros après avoir annoncé que le taux d'utilisation effectif de ses navires a augmenté au troisième trimestre, atteignant un niveau historiquement élevé.

Arkema augmentait de 3,45% à 82,97 euros après un relèvement de recommandation par les analystes d'UBS.

Alcatel-Lucent rebondissait de 5,89% à 2,732 euros sur des rachats à bon compte après sa forte baisse de la veille.

Seules, 3 valeurs du CAC 40 se repliaient à mi-journée. Véolia environnement cédait 0,44% à 13,485 euros, Gemalto 0,13% à 81,40 euros et l'action Kering, 0,12% à 160,80 euros.

Le Belier prenait 1,29% à 18,01 euros à la suite de l’annonce par le Fonds stratégique d'investissement de la cession de sa participation dans le groupe d'équipement automobile français.

Enfin, Remy Cointreau reculait de 2,33% à 75,89 euros. L’absence de reprise en Chine et un effet change défavorable ont poussé le courtier Nomura à ramener son objectif de cours sur le titre de 82 à 76 euros.

L’Euro rebondissait à 1,3528 Dollar. L’or cédait un peu de terrain à 1301,60 dollars l’once et le Brent, échéance novembre 2013,  se reprenait à 109,94 dollars le baril.

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