Le CAC 40 hésite toujours

La Bourse de Paris a terminé légèrement en baisse mercredi toujours hésitant suite aux négociations sans fin sur le budget et le plafond de la dette aux Etats-Unis.

L'indice CAC 40 a perdu 0,16% à 4127,05 points, dans un volume d'échanges de 3 milliards d'euros, le DAX 30, 0,46% à 8516,69 points et le Footsie, 0,44% à 6337,91 points.

Après avoir ouvert en léger recul, le CAC 40 est passé dans le vert en milieu de matinée et y a navigué jusqu’à l’ouverture en demi-teinte de Wall Street trouvant, dans l’annonce de la nomination de Janet Yellen au poste de président de la Fed et dans une production industrielle allemande meilleure que prévu, quelques supports.

Dans ce contexte, la nomination très politique de Janet Yellen, alors que d’autres noms ont circulé jusqu’au dernier moment, devrait rassurer, au moins pour un temps, à la fois les marchés et l’homme de la rue. D’un côté, les investisseurs ont la certitude que la politique monétaire ultra accommodante de la Fed se poursuivra aussi longtemps que nécessaire. De l’autre, Janet Yellen n’a jamais caché que sa préoccupation première concernait avant tout la lutte contre le chômage, même au prix d’un peu d’inflation.

Pour autant, les investisseurs n’ont pas perdu de vue le feuilleton qui tient en haleine Washington, les Etats-Unis et le monde entier depuis maintenant plus d’une semaine. Après avoir essayé de rallier une nouvelle fois à son panache mardi, la partie des républicains qui serait susceptible d’accepter un compromis sur le budget et le plafond de la dette, le président américain a annoncé qu’il allait recevoir dans les prochains jours tous les parlementaires pour tenter de sortir enfin de l'impasse. De leur côté, les républicains ont surenchéri en exigeant que soit inclus dans les négociations non seulement l’«Obamacare» mais aussi, tous les programmes sociaux.

Les marchés américains ont clôturé en ordre dispersé après la nomination de Janet Yellen mais toujours nerveux face au blocage de Washington.

Le Dow Jones a pris 0,18% à 14802,98 points, le S&P 500 0,06% à 1656,40 points alors que le Nasdaq a reculé de 0,46% à 3677,78 points.

Du côté des valeurs françaises, Alcatel-Lucent s’est effondré de 6,89% à 2,58 euros après que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, eut demandé à la direction qu'elle revoie son projet de suppression de 900 emplois en France.

Air Liquide a reculé de 1,07% à 98,48 euros après un abaissement de recommandation par la banque Credit Suisse. La société a aussi annoncé la cessation de sa participation de 66% dans les laboratoires Anios.

Lafarge et Saint-Gobain, plus sensibles à la conjoncture, ont reculé respectivement de 4,06% à 48,22 euros et de 3,65% à 36,87 euros.

Solvay a clôturé pratiquement à l'équilibre à 108,05 euros malgré l'annonce par l'agence Fitch d'une possible dégradation de sa note, en raison de sa récente acquisition de l'américain Chemlogics.

Les valeurs bancaires ont salué l’annonce de la nomination de Janet Yellen à la tête de la Fed. Société Générale a pris 1,47% à 38,96 euros, Crédit Agricole 1,66% à 8,692 euros et BNP Paribas 1,88% à 51,50 euros.

Vilmorin n’a terminé qu’en légère progression de 0,10% à 89,38 euros malgré l’annonce de résultats en hausse au titre de son exercice annuel 2012-2013 clos le 30 juin 2013.

Enfin, PSB Industries a reculé de 4,69% à 30,50 euros, après l'annonce d'une faible croissance au troisième trimestre.

L’Euro a reculé à 1,3521 Dollar, l’or à 1305,05 dollars l’once et le WTI, échéance novembre 2013, à 101,39 dollars le baril.

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