Bilan du mois d'octobre 2014

Du côté des indices boursiers internationaux

Bilan du mois d'octobre 2014

Octobre est bien connu des investisseurs comme étant le mois de tous les dangers. Ce cru 2014 en atteste d'ailleurs, les marchés actions ayant été particulièrement chahutés. La première quinzaine a en effet été marquée par un décrochage des bourses, à l'instar du CAC 40 qui a perdu jusqu'à 14% avant de se reprendre.

Ce vent de panique a toutefois été rapidement digéré, du moins aux Etats-Unis, puisque le S&P 500 est parvenu à clôturer sur un nouveau plus haut historique grâce à son appréciation mensuelle de +2,3%. Les indices européens ont pour leur part conservé des stigmates de ce décrochage, comme en attestent les reculs du PSI 20 portugais (-9%), du FTSE MIB italien (-5,3%) ou de l'IBEX 35 espagnol (-3,2%). 

Bilan du mois d'octobre 2014

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

La chute des cours des matières premières a vivement affecté le secteur de l'énergie (-8,6%) ainsi que celui des ressources de bases (-4,3%) comme en témoignent les scores de CGG (-36%), Vallourec (-19,5%), Technip (-13,3%), Total (-7,8%) et ArcelorMittal (-4,2%). La technologie (-3,6%) avec Gemalto (-16,1%), Nexans (-18%) et STM (-13,1%) ainsi que la santé (-3,5%) avec Sanofi (-17,8%) étaient également sous pression.

A l'inverse, les consommations de biens domestiques (+1,3%) avec LVMH (+5,2%), l'automobile (+1,5%) avec Renault (+3,3%) et les services financiers (+1,6%) étaient privilégiés des investisseurs.

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Après la nette amélioration quasi-continue au cours du printemps et de l'été, les indicateurs économiques américains ont marqué le pas. En septembre, l'ISM manufacturier a ainsi reculé à 56,6 points contre 59 points le mois précédents, tout comme l'ISM services qui a cédé 1 point à 58,6 points. Ce repli n'a toutefois rien d'inquiétant sur le plan macroéconomique, constituant selon toute vraisemblance une simple respiration après l'accélération vigoureuse du second trimestre.

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La bonne santé de l'économie américaine se ressent également sur le marché du travail, avec la création de 248 000 emplois en septembre, après 212 000 en juillet et 180 000 en août et une nouvelle décrue du taux de chômage à 5,9% soit son plus faible niveau depuis six années. Une tendance qui devrait être confirmée lors de la publication du NFP, ce vendredi 7 novembre.

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De ce côté-ci de l'Atlantique, la situation est en revanche nettement moins favorable, en raison de la sous-performance des indices boursiers du Vieux Continent. Outre les signes de ralentissement de l'activité économique comme en attestent depuis plusieurs mois le comportement des indices PMI, les craintes de déflation se font également plus fortes. Le rythme d'inflation sur un an glissant est en effet de 0,3% seulement alors que l'objectif de la BCE se situe à près de 2%.

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Les indicateurs de sentiment mesurés par la Commission Européenne reflètent d'ailleurs la dégradation du contexte depuis le printemps dernier, que l'on s'intéresse au sentiment économique, au climat des affaires ou à la confiance des consommateurs. Ce tableau guère optimiste pourrait donc inciter la Banque Centrale Européenne à alourdir son bilan, par exemple en effectuant des achats de dettes souveraines. Réponse ce jeudi 6 novembre avec la décision de politique monétaire de la BCE et le discours de son président, Mario Draghi.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des changes, le dollar américain est resté la grande devise la plus recherchée, s'appréciant de +0,8% face à la monnaie unique européenne, de +1,35% face à la livre sterling, +0,8% face au franc suisse et +2,4% face au yen. Cet appétit pour le billet vert a mécaniquement pesé sur les matières premières, le baril de Brent ayant reculé de -9,7% et l'once d'or de -2,9%. Les céréales dont le maïs (+17,5%) et le blé (+11,5%) étaient en revanche recherchées après leur forte dépréciation ces derniers mois.

Conclusion

Malgré l'accroissement de volatilité au cours de ce mois d'octobre, le comportement des indices boursiers américains témoigne d'un appétit acheteur toujours bien présent. Pourtant, techniquement, la force et la vitesse du rebond ne permettent pas d’écarter tout risque de rechute immédiate et de regain de volatilité en novembre. En Europe, la situation laisse entrevoir une poursuite de la sous-performance. D'un point de vue stratégique, il convient donc de privilégier l'exposition sur les Etats-Unis, et de réduire le risque en Europe en optant pour des interventions plus limitées dans le temps compte tenu du manque de visibilité. 

 

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