Bilan du mois de mars 2015

Du côté des indices boursiers internationaux

Bilan du mois de mars 2015

Le rallye haussier des actions de la zone euro s'est prolongé au cours de ce mois de mars, porté par la baisse des cours de la monnaie unique sur le marché des changes et le plan d'assouplissement de la Banque Centrale Européenne.

Le DAX allemand (+5,6%) a ainsi enregistré de nouveaux plus hauts historiques, tandis que le Stoxx 600 (+1,3%) renouait pour sa part avec ses records de 2000 et 2007. A la Bourse de Paris, le CAC 40 a quant à lui testé les 5100 points, atteignant ainsi son meilleur niveau depuis mai 2008.

A Wall Street, les actions américaines ont fait l'objet de prises de bénéfices à l'instar du S&P 500 (-1,7%) et du Nasdaq Composite (-1,3%), tout comme à Londres où le FTSE 100 (-2,5%) a enregistré la plus mauvaise performance parmi les grands indices boursiers.

Bilan du mois de mars 2015

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

L'engouement des intervenants pour le secteur de l'automobile (+4,9%) s'est confirmé au cours de ce mois de mars avec Michelin (+7,7%), Peugeot (+4,2%) et Valeo (+3,4%), ce qui a permis au DJ Stoxx 600 Automobile de porter à +32% sa performance sur le premier trimestre.

L'assurance (+4,8%), la chimie (+4,2%) et le tourisme (+3,8%) étaient également bien orientés, tout comme les banques (+3,7%) en particulier en France avec Société Générale (+8,9%), Crédit Agricole (+8,8%) et BNP Paribas (+8,6%). A l'opposé, les secteurs directement liés aux matières premières que sont l'énergie (-4,5%) et les ressources de bases (-7,3%) ont fait l'objet de nouveaux dégagements à l'image d'ArcelorMittal (-10,2%), Total (-4,1%) et Technip (-3,2%).

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Aux Etats-Unis, la dernière estimation du produit intérieur brut pour le dernier trimestre de l'année 2014 a fait état d'une progression de +2,2% en rythme annualisé, contre 2,7% au troisième trimestre.

Le ralentissement du rythme de croissance pourrait d'ailleurs se confirmer en ce début d'année selon  la présidente de la Réserve Fédérale, en raison de la hausse du dollar américain sur le marché des changes et sur fond de baisse de la demande mondiale. Le recul continu de l'ISM manufacturier depuis l'été dernier témoigne d'ailleurs du ralentissement de la production industrielle, tandis que le secteur des services résiste mieux quant à lui.

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S'agissant du marché du travail, le taux de chômage a marqué un nouveau plus bas depuis près de 7 ans, à 5,5%.

Les créations d'emplois en mars se sont en revanche élevées à 126 000 seulement, contre une moyenne de 256 000 par mois sur les douze derniers mois. C’est clairement une donnée qui pourrait inciter Janet Yellen à reporter son projet de hausse des taux.

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Au sein de la zone euro, le regain de confiance entamé au cours de l'automne s'accentue, comme en témoigne les mesures effectuées par la Commission Européenne.

Le sentiment économique est passé de 100 à 103,9 points en l'espace de six mois, tandis que la confiance du consommateur est passée de -12 à -3,7 au cours de la même période. Ce contexte devrait donc continuer de porter ses effets au niveau de la consommation et de l'emploi, le taux de chômage ayant d'ailleurs marqué un plus bas de deux ans à 11,3%.

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L'activité économique de la zone euro suit également une tendance plus favorable, l'indice PMI Composite ayant enregistré en mars son meilleur niveau en 4 ans, confirmant que le rythme de croissance devient plus élevé.

L'action de la Banque Centrale Européenne, qui a récemment annoncé avoir consacré plus de 26 milliards d'euros à des achats de dette publique, devrait permettre d'accentuer cette dynamique. C'est du moins le pari que font les investisseurs en augmentant leur exposition sur les actions depuis le début de l'année.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne (-4,1% à 1,074$) a encore cédé du terrain face au dollar américain, tout comme la livre sterling (-4% à 1,483$), le franc suisse (-1,9%) et le yen (-0,3%).

La vigueur du billet vert pesait mécaniquement sur les cours des matières premières dont le sucre (-13,4%), le baril de brent (-12,4% à 55$), le cacao (-10,5%) et l'or (-2,4% à 1184$).

Conclusion

Bien que les indices américains tutoient leurs records historiques, certains signes d'affaiblissement commencent à apparaître du point de vue graphique. Même si les marchés européens sont en phase de surperformance notamment en raison des politiques opposées de la part de leur Banque centrale, il convient de ne pas céder à un optimisme béat.

Les perspectives et le contexte restent favorables, mais une période de consolidation plus marquée ne doit pas être écartée après la forte hausse de ce début d'année. En conséquence, toute correction de 4 à 6% sur les indices européens pourrait constituer une nouvelle opportunité pour viser par la suite l'inscription de nouveaux sommets.

 

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