Bilan du mois de janvier

Du côté des indices boursiers internationaux

Ce début d'année 2014 a débuté sur une note négative pour la plupart des indices, notamment en raison d'inquiétudes autour des pays émergents.

Ces mouvements s'apparentent pour l'heure à des prises de bénéfices après une très bonne année 2013, et il n'est d'ailleurs pas étonnant de constater que ce sont les places financières qui avaient le plus progresser l'année qui ont cédé le plus de terrain en janvier, à l'instar du Nikkei 225 (-8,5%), du Dow Jones 30 (-5,3%) et du S&P 500 (-3,6%).

Au sein de la zone euro, le CAC 40 (-3%) et le DAX (-2,6%) ont également cédé du terrain, mais les pays méditerranéens ont bien résisté, avec une hausse de +2,4% du FTSE MIB et de +2,1% pour le PSI 20.

palmarès-indices

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau européen, deux secteurs seulement sont parvenus à tirer leur épingle du jeu : celui de la santé (+1,4%) et celui des banques (+1,3%) avec notamment Crédit Agricole (+7,6%) et BNP Paribas (+1,7%).

Le secteur de l'automobile (-0,7%) a fait l'objet de prises de bénéfices, mais les groupes français se sont distingués avec Peugeot (+20,7%), Renault (+11,7%) et Michelin (+2,2%).

A l'opposé, c'est le secteur de l'énergie (-5%) qui a fait l'objet de la correction la plus marquée, comme en témoignent les performances de Technip (-8,8%) et Total (-4,5%). Le secteur des biens de consommation (-4,6%) auxquels appartiennent les acteurs du luxe tels que Hermès (-10,3%) et Kering (-3,8%) a également fait l'objet de dégagements marqués en raison des craintes sur les émergents.

palmarès-secteurs

Du côté des statistiques macroéconomiques

Les derniers indicateurs d'activité concernant les Etats-Unis ont fait état d'une légère contraction, à l'instar de l'ISM manufacturier passé de 57,3 points en novembre à 57 points en décembre, et de celui des services qui a reculé de 53,9 points à 53 points durant la même période.

Cette contre performance ne remet toutefois pas en cause la dynamique en place, comme en atteste la première estimation du produit intérieur brut du quatrième trimestre de 2013, en hausse de +3,2% en rythme annualisé, après une progression de +4,1% au troisième trimestre.

ISM

Les créations d'emplois se sont en revanche révélées clairement décevantes en décembre, le Département du Travail ayant publié son plus mauvais chiffre (74 000) depuis l'été 2011, et ce alors même que les économistes interrogés tablaient sur 194 000, après 241 000 en novembre.

A 6,7% le taux de chômage poursuit quant à lui son déclin, retrouvant ses niveaux de 2008 ! Le passage sous la zone des 7% a d'ailleurs incité la Réserve Fédérale à entamer une diminution de son programme de rachats d'actifs de 10 milliards de dollars, décision qui a par ailleurs été renouvelée en janvier lors de la décision de politique monétaire de la Banque centrale américaine.

emploi-USA

En Europe, les dernières données économiques continuent de traduire une amélioration progressive. Le comportement des indicateurs PMI est particulièrement frappant, ceux-ci accentuant régulièrement leur avancée en territoire de croissance.

Les lectures de janvier indiquent ainsi que l'activité privée au sein de la zone euro a connu sa plus forte progression depuis juin 2011. Une amélioration qui n'est pas sans lien avec la diminution par la Banque centrale européenne de ses taux directeurs en novembre dernier, décision qui pourrait continuer de porter ses effets au cours de ce premier trimestre.

PMI

Conjointement à ce raffermissement de l'activité, les données qui mesurent la confiance des acteurs économiques au sein de la zone euro accompagnent la tendance.

L'indice du sentiment économique calculé par la Commission européenne s'est ainsi élevé à 100,9 points tandis que le climat des affaires se stabilise après sa progression continue ces derniers mois. Quant à la confiance du consommateur, elle a aussi  enregistré  son meilleur niveau depuis l'été 2011, à -11,7 points.

sent

Du côté des devises et des matières premières

Les inquiétudes grandissantes autour des pays émergents ont incité les cambistes à fuir ces devises, à l'instar de la lire turque, du rand sud africain, du rouble russe ou du peso argentin, et se réfugier sur le dollar américain. Face au billet vert, l'euro (-1,9% à 1,349$) la livre sterling (-0,7% à 1,644$) et le franc suisse (-1,5% à 1,103$) se sont également dépréciés.

Le yen japonais (+3,1%) a, pour sa part, retrouvé de la vigueur, après son recul de plus de 20% l'année dernière. Du côté des matières premières, les performances ont été très disparates, avec en tête de liste le gaz naturel (+21,8%), l'avoine (+14,5%) et le café (+13,1%) et en fin de tableau le blé (-8,2%) le cuivre (-5,9%) et le sucre (-5,2%). Le baril de crude (-1,2%) et l'argent (-1,5%) ont pour leur part cédé du terrain, alors que l'or (+3,2%) a tiré parti de son effet valeur refuge.

Conclusion

Comme nous l'avons évoqué au cours de cette revue, les voyants macro-économiques des Etats-Unis et de l'Europe restent au vert.

Estimer si les investisseurs ont déjà intégré et donc anticipé ces facteurs dans leur évaluation reste toutefois un exercice difficile, raison pour laquelle l'analyse graphique constitue un outil complémentaire et indispensable pour mesurer le degré de confiance des intervenants et l'orientation des actifs financiers.

S'agissant des actions, le récent mouvement correctif est brutal et doit incite à la prudence. Si le CAC 40 reste inscrit dans un marché haussier tant qu'il reste positionné au-dessus des 4000 points, la rupture de ce seuil dégraderait alors les perspectives de la Bourse de Paris. Ce scénario n’est pas à écarter et, à court terme, il faut surveiller les 4110 points.

 

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