Le CAC 40 en hausse après la Fed

La Bourse de Paris évoluait en équilibre jeudi matin, au lendemain de la décision de la Fed qui a décidé sans surprise de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante.

À mi-séance, l'indice CAC 40 grappillait 0, 03 % à 4 275,60 points, le DAX se repliait de 0,21 % 8991,06 points et, le FTSE de 0,47 % à 6746,07 points.

Comme attendu, la Banque Centrale Américaine a laissé inchangé sa politique de soutien aux marchés financiers et à l'économie. La Fed a donc laissé ses taux directeurs inchangés et va continuer à acheter pour 85 milliards de dollars de bons du trésor américains et de titres hypothécaires chaque mois sur les marchés.

Dans son communiqué, le FOMC a estimé que les perspectives économiques n'étaient pas assez solides et pérennes malgré quelques améliorations pour lui permettre d'interrompre ses injections massives de liquidités chaque mois. Dans le détail, les membres du FOMC ont noté que la reprise du marché immobilier marquait le pas mais que les dépenses des ménages et l'investissement des entreprises progressaient quelque peu. Enfin, la Fed a estimé que le redressement du marché du travail manquait de robustesse.

Du côté des indicateurs macro-économiques, les mauvaises nouvelles se sont accumulées ce matin pour la zone euro. Le taux de chômage a atteint un niveau record en septembre à 12,2 % de la population active selon les chiffres publiés jeudi par Eurostat. De même, en Italie, le chômage a atteint à un nouveau plus haut à 12,5 % en septembre.

En Allemagne, après des indices PMI et IFO décevants la semaine dernière, les ventes au détail se sont repliées en septembre pour le deuxième mois consécutif de 0,4% par rapport au mois précédent selon les chiffres publiés par l'Office fédéral des statistiques.

En France, la consommation des ménages français a reculé de 0,1 % en septembre après une baisse de 0,3% au mois d'août selon les données publiées jeudi par l'Insee fragilisant un peu plus la reprise.

Outre-Atlantique, les investisseurs suivront comme d'habitude les chiffres des demandes chômage permanentes et des revendications chômage à13h30 et  à 13h45 dans une moindre mesure, le PMI de la région de Chicago pour le mois d'octobre.

Parmi les valeurs françaises, Alcatel-Lucent bondissait de 17,67 % à 2,77 euros soutenus par des résultats meilleurs que prévu et des perspectives favorables au troisième trimestre. L'équipementier télécom a fait part d'un résultat d'exploitation de 116 millions d'euros après une perte de 126 millions d'euros un an plus tôt et un consensus de seulement 50 millions d'euros.

Technip s'effondrait de 8,28 % à 79,72 euros. La société a annoncé jeudi des résultats en hausse au troisième trimestre mais moins bons qu'attendu mais a abaissé ses objectifs de sa division Subsea, la plus rentable, en raison notamment d'effets de change défavorables.

Total baissait de 0,71 % à 44,91 euros, après avoir publié des résultats en baisse au troisième trimestre, pénalisé notamment par des charges d'exploration en hausse.

BNP Paribas progressait de 2,80 % à 54,24 euros en dépit de chiffres mitigés. La banque a publié au troisième trimestre un résultat de 1,358 milliard d'euros, en progression de 2,4 %, malgré un recul de 4,2% de son produit net bancaire à 9,287 milliards d'euros. Dans la foulée, Société Générale prenait 2,49 % à 41,77 euros et Crédit Agricole, 2,82% à 8,937 euros.

Air France-KLM perdait 0,56 % à 7,68 euros après l'annonce d'un recul de plus de 50% du bénéfice net au troisième trimestre.

L'euro accentuait son recul à 1,3640 Dollar. L'or perdait plus de 1% à 1 329,80 dollars l'once et le Brent, échéance décembre 2013, se repliait à 109,49 dollars le baril.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.