Le CAC débute la semaine en baisse

La Bourse de Paris était de nouveau à la peine ce lundi matin toujours affectée par la situation en Ukraine et handicapée par une mauvaise nouvelle en provenance de Chine.

A mi-séance, l'indice CAC 40 cédait 0,67 % à 4 306,16 points, le DAX de 0,71 % à 9 276,56 points et le Footsie, 0,48 % à 6 525,39 points.

Les mauvaises nouvelles en provenance de Chine et d’Ukraine pesaient sur le moral des investisseurs ce matin alors que la France et la zone euro bénéficiaient d’indicateurs encourageants.

En Chine, la production manufacturière s’est de nouveau repliée en mars, affichant sa plus forte contraction depuis huit mois selon l’indice provisoire publié HSBC et qui confirme le ralentissement de l'activité dans le pays. L'indice PMI des directeurs d'achat atteint 48,1 en mars après 48,5 en février et reste au-dessous de 50 qui marque la limite entre expansion et contraction de l’économie. Le resserrement des conditions de crédit afin de stopper la flambée des dettes des gouvernements locaux et des entreprises, continue d’affecter la demande intérieure et les investissements des entreprises.

Côté ukrainien, les forces russes ont pris d’assaut ce matin une nouvelle base militaire à Féodossia en Crimée où des échanges de coups de feu nourris ont été entendus et de nombreux militaires ukrainiens fait prisonniers. Ce nouveau mouvement de Vladimir Poutine intervient au moment où débute en Europe une tournée de six jours du président américain Barack Obama qui a réaffirmé que les Etats-Unis et l'Europe étaient unis pour faire payer à la Russie son intervention en Ukraine. Toutefois, l’établissement des sanctions économiques envers la Russie semble poser problème alors que l’UE a beaucoup plus à perdre sur ce terrain que les Etats-Unis.

Dans ce contexte, les plutôt bonnes nouvelles publiées en zone euro ce matin et plus particulièrement en France n’ont que peu pesé sur la tendance. En zone euro, la croissance du secteur privé a poursuivi sa progression en mars mais sur un rythme un peu moins soutenu que celui observé en février, confirmant ainsi la tendance générale à la reprise de l’économie de l’union monétaire du vieux continent. Selon les premières estimations publiées lundi par Markit, l'indice PMI composite, qui combine l'industrie et les services, s’est affiché à 53,2 après 53,3 en février.

En France, l'activité dans le secteur privé a crû en France au mois de mars à son rythme le plus élevé depuis plus de deux ans et demi, prenant à rebours les prévisions du consensus qui avaient prévu une poursuite de la contraction. L’indice PMI composite a atteint 51,6 contre 47,9 en février, à son plus haut niveau depuis 31 mois et repassant au dessus de la barre des 50.

Outre-Atlantique, la séance sera dépourvue d’indicateurs. Toutefois, les investisseurs devraient rester sur leur garde en raison des nouvelles tensions en Ukraine et des inquiétudes toujours en cours concernant le devenir de la politique monétaire de la FED alors que les interventions de divers membres de la banque centrale américaine vendredi, n’ont pas éclairé les interrogations des investisseurs.

Parmi les valeurs françaises, le secteur des télécoms était toujours très entouré ce matin alors qu’Altice, la maison mère de Numéricable, a annoncé qu’elle n’envisageait pas de relever son offre sur SFR. Numéricable cédait 1,46 % à 28,06 euros, Bouygues 1,46 % à 20,41 euros, Iliad (FREE), 0,29 % à 206 euros alors que Vivendi (SFR) prenait 0,69 % à 19,805 euros.

Le secteur bancaire était également très suivi. BNP Paribas reculait de 1,16 % à 56,32 euros alors que cette dernière a présenté son plan stratégique qui vise d’ici à 2016 une croissance à deux chiffres du résultat net par action et une rentabilité des fonds propres de 10 % contre 7,7 % aujourd’hui. Crédit Agricole s’envolait de 2,23 % à 11,465 euros après une recommandation à l’achat de la part de Bank of America-Merrill Lynch. Société Générale, de son côté, baissait sensiblement de 1,63 % à 43,975 euros.

Airbus perdait 0,44 % à 51,67 euros malgré la commande de 37 A320neo, pour 3,8 milliards de dollars de la compagnie singapourienne à bas coûts Tigerair.

ADP abandonnait 0,58 % à 91,47 euros malgré que l'agence de notation financière Standard and Poor's eut relevé d'un cran la note du gestionnaire des aéroports parisiens, de "A" à "A+".

Valneva s’adjugeait 1,81 % à 6,76 euros en dépit d’une dette accrue à 24,1 millions d'euros pour l'exercice 2013.

Enfin, l'action Soitec s’envolait de 5,43 % à 2,33 euros après la vente d’un projet de centrale solaire en Californie.

L’Euro se repliait à 1,3773 Dollar, l’or à 1 325,12 dollars l’once alors que le Brent, échéance mai 2014, progressait à 107,13 dollars le baril.

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