Le CAC 40 repart à la baisse

La Bourse de Paris évoluait en nette baisse lundi matin, constatant le manque de progrès pendant le week-end dans les négociations entre démocrates et républicains sur le budget fédéral et le plafond de la dette aux Etats-Unis.

A mi-séance, l'indice CAC 40 reculait de 0,86% à 4128,39 points, le DAX de 0,96% à 8540,46 points et le Footsie, 0,62% à 6413,55 points.

Le rebond des marchés n’aura été qu’un feu de paille. Vendredi dernier, l'indice phare de la place parisienne, à l’image des principaux indices de part et d’autre de l’Atlantique, avait clôturé en progression de 0,88%, rassuré par la perspective, vu le contexte, d’un maintien de la politique monétaire ultra-accommodante de la Fed.

Malheureusement, l’effet «Fed» n’aura pas duré. Après un week-end ou démocrates et républicains ont rejeté sur l'autre la responsabilité de l'impasse, force est de constater que les protagonistes campent sur leurs positions tant sur la question budgétaire que sur celle encore plus explosive du relèvement du plafond de la dette des États-Unis.

Au fur et à mesure qu’approche la date du 17 octobre, à partir de laquelle, les Etats-Unis seront en cessation de paiement, les marchés risquent de devenir de plus en plus fébriles. Pour le moment, ces derniers, à l’image de l’indice VIX «indice de la peur» restent calmes espérant un compromis de dernière minute entre démocrates et républicains.

Le scénario privilégié par certains observateurs ressemble à celui de 2011, date de la dernière négociation sur la capacité d’emprunt des Etats-Unis au congrès, qui avait vu les marchés arracher au dernier moment un accord in extremis aux 2 parties. Avant l’échéance fatidique, les marchés s’étaient nettement affaissés avec un Dow Jones en baisse de 11% en 2 jours et les Etats-Unis avait perdu leur triple A.

Les indicateurs du jour en zone euro se sont affichés de manière contrastée. D’une part, le moral des investisseurs a reculé dans la zone euro mais reste au-dessus de zéro, niveau qu’il avait dépassé le mois dernier pour la première fois depuis plus de deux ans, selon l’indice calculé par le cabinet d'études Sentix. Une majorité des quelques 1000 investisseurs interrogés par Sentix se sont montrés plus optimistes pour leur situation actuelle que pour leurs perspectives à six mois. D’autre part, la croissance du PIB de 0,3% au deuxième trimestre, a été confirmée par Eurostat qui confirme par ailleurs que l'union monétaire est sortie de la récession, après six trimestres consécutifs de contraction.

Parmi les valeurs françaises, EADS s’adjugeait 1,73% à 50,06 euros après l'annonce par sa filiale Airbus d'une commande de Japan Airlines, pourtant cliente historique de l'avionneur de Seattle, d’une trentaine d’Airbus A350 permettant ainsi au constructeur européen d’établir une tête de pont sur un marché traditionnellement réservé à Boeing.

A part EADS, seules trois valeurs du CAC 40 évoluaient en hausse. Pernod Ricard prenait 1,17% à 89,25 euros, GDF Suez 0,37% à 18,96 euros et Solvay, 1,44% à 109,05 euros après l’annonce de l'acquisition de la société américaine de chimie de spécialités Chemlogics pour 1 milliard d'euros.

Air France reculait de 2,78% à 7,315 euros alors que son PDG, Alexandre de Juniac, a affirmé que le groupe devrait renouer avec les bénéfices dès cette année et sa composante française l'an prochain.

L'action Société Générale se repliait de 0,71% à 38,645 euros. La banque va monter à 92,4% du capital de sa filiale russe Rosbank en rachetant les 10% détenus par l'établissement russe VTB.

Carrefour perdait 2,40% à 25,375 euros alors. Les investisseurs semblent anticiper des résultats qui seront publiés le 17 octobre prochain en deçà des attentes des analystes.

Enfin, Alten augmentait de 1,05% à 32,64 euros .La Société Générale a confirmé son opinion à l'achat et son objectif à 37 euros.

L’Euro rebondissait quelque peu à 1,3579 $, l’or à 1314,12 $ l’once et le Brent, échéance novembre 2013, reculait de 1% à 108,36 $ le baril.

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