Bilan du mois de juillet 2018

Bilan du mois de juillet 2018

Du côté des indices boursiers internationaux

Le mois de juillet a été marqué par une reprise généralisée des principaux indices boursiers. Les performances vont de -1.3% à 6.6%.

Les Etats-Unis s’en sortent bien ce mois-ci. Le Nasdaq Composite affiche +2,2% contre -0.7% le mois dernier. Le S&P500 fait mieux avec +3.6% (-0.6% en juin) mais c’est l’indice Dow Jones 30 qui s’illustre le mieux avec une performance de +4.7%, à l’inverse du mois précédent où il affichait la plus forte chute des indices américains (-1.5%).

La vigueur du dollar et le protectionnisme américain font souffrir les marchés asiatiques qui, encore en difficulté en ce mois de juillet, occupent les trois dernières places. Malgré un bon mois de juin pour le Nikkei 225 qui avait fini premier à 0,6%, l’indice de Tokyo finit 15ème sur 17 avec une performance de +1.1%. L’indice Shanghai Shenzhen a tout juste réussi à finir le mois dans le vert avec +0.2% contre -6.9% le mois précédent. L’indice Hong Kong Hang Seng est quant à lui le seul indice dont la performance est négative à -1.3% contre -5% en juin.

Finalement, en Europe, le SMI (+6.6%) et le BEL2 0 (+4,8%) sont les seuls à avoir fait mieux que le Dow Jones 30. Le FTSE 100 se distingue particulièrement par sa faiblesse avec +1,5% seulement pour ce mois de juillet. Le DAX à 4,1% et le CAC à 3,5% ont tous les deux surperformé le Stoxx600 (+3.1%) qui réalise -une fois n’est pas coutume- une meilleure performance que le Nasdaq Composite.

Bilan du mois de juillet 2018

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

À l’instar des indices boursiers, les indices sectoriels brillent dans l’ensemble avec des performances positives.

Le secteur de la Santé se distingue particulièrement avec une hausse de +6.3% tiré essentiellement par les deux mastodontes suisses Novartis (+10,6%) qui confirme la hausse de son chiffre d’affaires et de ses bénéfices pour le deuxième trimestre et Roche GS (+10.2%) qui a relevé ses prévisions de 2018 pour la deuxième fois de l’année. Vient ensuite le secteur bancaire (+4,3%) et les assurances (+4.2%).

Le milieu de tableau est quant à lui composé de valeurs allant de 1% à 4%.

Le seul secteur dans le rouge ce mois-ci est celui des produits de base avec une performance de -1.6%, expliqué majoritairement par la baisse de Glencore International (-7.6%) faisant face à la justice américaine pour corruption au Nigeria, en République Démocratique du Congo et au Venezuela. Le secteur des biens de consommation (+0.2%) et les services financiers (+0.0%) se placent également en fin de tableau avec des performances légèrement positives.

Bilan du mois de juillet 2018

Du côté des statistiques macroéconomiques

Outre Atlantique, les différents PMI reprennent leurs progressions après trois mois de baisse entre février et avril. L’indice manufacturier croit de 58.7 à 60.2 pour le mois de juin, surperformant les prévisions du consensus à 58.4. La prochaine publication aura lieu le 1er août et elle est prévue à 59.4. De même l’indice non manufacturier croit de 58.6 à 59.1 alors que les analystes l’estimaient à 58.3. La prochaine publication aura lieu le 3 août avec une valeur attendue à 58.7.

Bilan du mois de juillet 2018

En hausse par rapport aux attentes (200 000), les créations d’emplois ont été publiées à 213 000 pour le mois de juin. Estimées à 193 000 pour le mois de juillet, elles seront publiées le 3 août.

La population active aux Etats-Unis augmentant davantage que les créations d’emplois, le taux de chômage est lui aussi en hausse pour le mois de juin passant de 3.8% à 4.0%. La publication pour le mois de juillet aura également lieu le 3 août avec une prévision à 3.9%.

Bilan du mois de juillet 2018

En zone euro, le PMI manufacturier est en légère augmentation pour le mois de juillet à 55.1 points contre 54.9 points précédemment.

Le PMI Services et le PMI Composite précédemment à 55.2 et 54.9 sont tous les deux en léger repli respectivement à 54.4 et 54.3 points.

Bilan du mois de juillet 2018

Au niveau des indices de confiance pour le mois de juillet, le sentiment économique poursuit sa chute lente passant de 112,3 points à 112.1 points. L’indice de confiance du consommateur baisse lui aussi à nouveau de -0,5 à -0.6.

Bilan du mois de juillet 2018

Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, l’euro se reprend légèrement après la chute des derniers mois, +0.09% par rapport au dollar américain à 1,1690. La livre sterling quant à elle voit de nouveau ses prix chuter avec une variation de -0,68% à 1,3120$. Le yen inscrit ce mois-ci une nouvelle baisse de -0.99% par rapport au dollar américain, favorisant ainsi les exportations japonaises. Le franc suisse est quant à lui relativement stable avec une hausse de 0.10% par rapport à la monnaie américaine.

Du côté des matières premières énergétiques, les membres de l’OPEP et la Russie sont parvenus à s’entendre fin juin à Vienne pour que les 14 pays exportateurs augmentent leur production de 1 million de barils par jour afin de stabiliser les prix. Le prix du Brent a d’ailleurs reculé pour la première fois depuis mars, de -6.29% à 74.25$. Malgré le recul des exportations en Iran et au Venezuela, l’augmentation importante de l’offre saoudienne a pu faire corriger l’or noir. Quant au West Texas Intermediate, après la hausse de +10.61% le mois dernier, il recule de -5.11% à 68.76$.

Sur les matières premières agricoles, le blé a rebondi fortement après la baisse du mois dernier avec une hausse de +10.93% à 573.25$. Le maïs a rebondi dans de moindres proportions avec +4.11% à 386.50$.

Pour finir, le marché des métaux est encore en baisse ce mois-ci. Le cuivre a vu ses cours baisser de -4.53% à 283.15$. L’argent suit également avec une variation de -3.69% à 15.52$. Même si l’or s’en sort mieux, le métal précieux chute de -2.27% à 1224.15$.

Conclusion

Les indices se sont repris dans l’ensemble au mois de juillet, sans confirmer les tendances haussières de moyen terme. Ils restent sous les sommets de 2018. Les publications économiques se sont légèrement reprises aux Etats-Unis, avec des résultats d’entreprise qui restent forts et qui bénéficient de la baisse des taxes du gouvernement Trump, mais en Europe, la croissance ralentit et le sentiment se détériore. La guerre commerciale se poursuit, les banques centrales essaient de resserrer un peu leurs politiques monétaires. Le cycle économique pourra-t-il se poursuivre pour alimenter les espoirs des investisseurs ? Pour le moment, il n’y a pas non plus de signaux de vente, et la hausse se déploie toujours avec lenteur et hésitation.

 

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