Brexit: quelles seront les conséquences pour la Suisse?

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Brexit

Les bookmakers ne donnaient pas plus de 20% de chance au Brexit; les marchés tablaient également sur une victoire du « maintien » avec une ruée à sens unique vers les actifs à risque le jour même du vote; même les partisans de la sortie, n’y croyaient plus en début de soirée. Bref la surprise est totale, ce qui amplifie davantage les mouvements de marchés. Le SMI a ouvert en baisse de 6.25%, le DAX à -10%, UBS et Crédit Suisse à - 13%, tandis que l'Or a pris + 8%. Les marchés resteront extrêmement volatiles les prochains jours alors que le marché subi des dislocations de liquidités, des appels de marges et des ventes paniques.

Pour la Suisse l’impact se fait sentir sur le marché des devises. Le GBP/CHF a chuté de 8% durant la nuit. Plus important, l’EUR/CHF a touché un nouveau plus bas depuis août 2015 à 1.0620, avant  de rebondir et finir quasiment inchangé par rapport à hier soir. L’USD/CHF en revanche s'est apprécié. En effet, les Etats-Unis, qui représentent l’économie la plus stable et la moins impacté par l’évènement, a vu des afflux de capitaux important.

L’effet atténué sur le EUR/CHF porte à croire que la BNS intervient massivement afin de stabiliser la paire. On est loin des mouvements observé lors de l’abandon du taux plancher le 15 Janvier 2015. La question est combien de temps la BNS va pouvoir tenir son rang de sauveur. L’intervention par l’achat directe de monnaie étrangère est le seul outil à disposition de la banque centrale suisse, et ses réserves étrangères sont déjà à un niveau record. Une baisse de taux supplémentaire s’avèrerait inefficace dans ce contexte ou les marchés sont focalisés sur la sécurité plutôt qu’à la recherche de rendements.

Les banques suisse semblent les plus touchées. En effet ces dernières générèrent la majorité des revenues en monnaie étrangère alors que leur structure de coût est principalement en franc. De plus les deux géants Crédit Suisse et UBS s’étaient montrés particulièrement vulnérable à la volatilité des marchés en début d’année.

Adecco qui tire près de 50% de ses revenues d’Europe et du Royaume Unis  est également l’un des principaux perdants. Les exportateurs devraient aussi souffrir d’une demande plus faible provenant de l’Europe. Les exports suisses étaient sur la pente descendante ces 3 derniers mois et resteront probablement sous pression sur les mois à venir.

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