Bilan du mois de juin 2015

cac 40 - IG

Du côté des indices boursiers internationaux

Après plusieurs semaines d'incertitude, les indices boursiers ont retrouvé le chemin de la hausse en juillet, à l'instar du CAC 40 qui a progressé de +6,1%. Les places financières de la zone euro ont particulièrement bénéficié du regain de visibilité s'agissant du dossier grec.

Les places financières de l'UEM ont en effet bondi d'une dizaine de pourcents en l'espace de deux semaines suite à l'annonce de l'accord obtenu in extremis, avant de faire l'objet de quelques prises de bénéfices. L'Euro Stoxx 50 s'est ainsi apprécié de +5,2% et le DJ Stoxx 600 de +3,9%. Outre Atlantique, le Nasdaq Composite gagnait +2,8% grâce notamment aux nouveaux records historiques d'Amazon et Facebook, tandis que le S&P 500 s'adjugeait pour sa part +2%.

Bilan du mois de juillet 2015

Du côté des indices sectoriels européens et des valeurs françaises

Au niveau sectoriel, les biens liés à la consommation domestique (+8,6%) étaient clairement recherchés, à l'image de Kering (+9,6%), LVMH (+8,6%) et L'Oréal (+6,5%), tout comme la santé (+7,7%) avec Ipsen (+18,2%), Boiron (+14,8%) et Sanofi (+11%), mais aussi la construction (+5,3%) avec Vinci (+12,6%). A noter aussi le bon parcours des banques (+4,2%) et en particulier des valeurs françaises que sont BNP Paribas (+9,5%), Crédit Agricole (+7,5%) et Société Générale (+7%).

En fin de tableau, l'énergie (-0,9%) et les ressources de bases (-6,6%) faisaient à nouveau l'objet de dégagements alors que les matières premières poursuivaient leur déclin, comme l'illustraient les performances de Vallourec (-18,3%), Eramet (-13,6%), Maurel & Prom (-12,3%), Technip (-6,7%)ou ArcelorMittal (-5,4%). Le secteur de l'automobile (-4,7%) a lui aussi fait l'objet d'une correction marquée, avec Valeo (-14%), Renault (-10,3%), Faurecia (-5,2%) et Michelin (-5,1%).

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Du côté des statistiques macroéconomiques

Aux Etats-Unis, le Département du Commerce a communiqué fin juillet sa première estimation relative au produit intérieur brut du second trimestre 2015.

Celle-ci a fait état d'une progression de +2,3% après +0,6% au premier trimestre, notamment grâce à la vigueur des dépenses des ménages. Une tendance qui devrait se confirmer dans le courant de l'été au regard des indicateurs ISM, puisque le secteur manufacturier s'est amélioré à 53,5 points en juin, tout comme celui des services qui a rebondi à 56 points.

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Le moteur de la croissance américaine qu'est la consommation des ménages, puisque celle-ci représente 70% de l'activité économique, devrait lui aussi rester allumé.

Il est en effet directement corrélé à la situation du marché du travail, et les chiffres publiés par le Département du Travail font état d'une baisse continue du taux de chômage. Ce dernier a ainsi marqué un plus bas de sept ans à 5,3% en juin, avec la création nette de 223 000 emplois. Le prochain rapport, relatif aux chiffres du mois de juillet, sera publié le vendredi 7 août à 14h30.

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Au sein de la zone euro, les indicateurs de confiance calculés par la Commission Européenne ont profité de l'accord entre Athènes et ses créanciers, en particulier auprès des entrepreneurs puisque le climat des affaires a bondi à 0,39 point, atteignant ainsi son meilleur niveau sur un an glissant.

Le sentiment économique a progressé plus modérément quant à lui, à 104 points, ce qui lui a au passage permis d'atteindre son plus haut niveau depuis le printemps 2011.

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Les indicateurs d'activité, notamment les indices PMI, n'ont quant à eux pas donné d'indication supplémentaire.

Ceux-ci restent plutôt bien orientés depuis le début de l'année et le lancement du plan d'assouplissement quantitatif de la Banque Centrale européenne, et devrait accentuer leur progression en territoire de croissance grâce à l'affaiblissement de la monnaie unique face au billet vert, facteur de soutien aux exportations.

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Du côté des devises et des matières premières

Sur le marché des devises, la monnaie unique européenne (-1,72% à 1,094$) a perdu du terrain face au dollar américain, tout comme la livre sterling (-0,5%), le franc suisse (-3,5%) et le yen (-1,4%).

Cette force du billet vert pesait mécaniquement sur les matières premières, déjà sous-pression depuis plusieurs mois. Le baril de pétrole (-21%) a ainsi sévèrement chuté, tout comme les céréales dont le blé (-19%), le maïs (-11,6%) et le soja (-9,4%), mais aussi les métaux précieux avec le platine (-8,8%), l'or (-6,6%) et l'argent (-6%).

Conclusion

Tant du point de vue fondamental que technique, les voyants restent donc au vert. Le dossier grec n'est certes pas définitivement résolu, mais les investisseurs ont regagné en visibilité. La principale inconnue réside désormais dans la politique monétaire de la Réserve Fédérale, puisque cette dernière maintient depuis fin 2008 ses taux directeurs proche de zéro et pourrait prochainement opter pour un relèvement.

Dans l'attente de cette décision, les marchés actions peuvent poursuivre leur appréciation et le CAC 40 se diriger à nouveau vers ses plus hauts annuels.

 

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