Le président de la BCE, Mario Draghi, déçoit les marchés

La Bourse de Paris repart de l’avant dans l’espoir que les chiffres de l’emploi américain viendront confirmer la bonne orientation de la première économie mondiale.

Le CAC 40 repart de l'avant après le repli d'hier

Sur le Vieux Continent, la croissance du PIB de la zone euro a été confirmée à 0,2% au troisième trimestre.

A la mi-séance, le CAC 40 rebondit de 1,18% à 4 374,75 points dans un volume d’affaires de 760 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien gagne 0,64%, le Dax de la Bourse de Francfort 1,32% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 1,57%. Le contrat future décembre sur indice Dow Jones s’inscrit en hausse de 0,12%.

La Bourse de Paris pourrait bien avoir totalement effacé ses pertes de la veille en début d’après-midi, le marché pariant que le rapport sur l’emploi américain viendra conforter les perspectives de croissance de la première économie mondiale.

La progression plus forte que prévu des commandes à l’industrie allemande constitue également un facteur de soutien. Certains jugent par ailleurs que, passée la déception de la veille sur la BCE, les propos de Mario Draghi, au-delà de l’absence d’annonce, ne remettent pas en cause la probabilité de rachats de dette publique par la banque centrale. Des rumeurs de presse évoquent même une annonce le mois prochain.

Le consensus table sur 230 000 créations de postes en novembre aux Etats-Unis, ce qui marquerait une accélération après les 214 000 du mois précédent, et sur une stabilisation du taux de chômage à 5,8% de la population active. Le marché est néanmoins conscient qu’un trop bon chiffre pourrait décevoir en ravivant le spectre d’une prochaine hausse des taux de la Fed. 

Sur le Vieux Continent, la croissance du PIB de la zone euro a été confirmée à 0,2% au troisième trimestre et à 0,8% sur un an. En Allemagne, les commandes à l’industrie ont bondi de 2,5% en octobre, dépassant largement le consensus de +0,5%, portées par la hausse de 5,3% des contrats domestiques, tandis que la demande extérieure a augmenté de 0,6%.

Outre le rapport sur l’emploi, deux statistiques américaines figurent à l’agenda : le déficit commercial d’octobre à 14h30, qui sera suivi à 16h00 par les commandes à l’industrie du même mois.

La construction a le vent en poupe à la faveur d’une note de Morgan Stanley, qui a ajusté son opinion sur le secteur de « prudence » à « en ligne » sur la base des valorisations. L’indice Stoxx Europe 600 associé signe d’ailleurs la meilleure performance sectorielle (+1,97%). Le broker a notamment relevé son objectif de cours sur Saint-Gobain de 36,50 à 37,50 euros. L’action s’apprécie de 3,08% à 36,97 euros. Bouygues s’adjuge 2,77% à 30,75 euros, Lafarge 2,55% à 59,86 et Vinci 1,70% à 43,85 euros.

Fortement malmenées hier, les banques repartent de l’avant. BNP Paribas gagne 2,42% à 51,07 euros, Crédit Agricole 1,81% à 11,28 euros et Société Générale 2,42% à 38,93 euros. Nomura a ajouté cette dernière à sa liste des banques européennes favorites.

Le secteur du luxe reste également entouré à l’image de Hermès, en hausse de 3,58% à 294,80 euros alors que Berenberg a entamé la couverture de titre à « achat » avec un objectif de cours de 308 euros. LVMH prend pour sa part 2% à 145,20 euros et Kering 1,34% à 166,30 euros.

Solvay engrange 1,66% à 113 euros. HSBC a relevé sa recommandation de « neutre » à « surpondérer » sur le titre en l’intégrant à sa liste de valeurs chimiques européennes préférées.

Airbus Group gagne 2,01% à 49,14 euros. L’avionneur a annoncé avoir enregistré 1 031 commandes nettes et livré 554 appareils en novembre.

A l’inverse, Technip cède 0,23% à 49,84 euros. Suite aux rumeurs de relèvement du prix de son offre d’achat sur CGG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) ne lui a pas demandé « à ce stade » de clarifier ses intentions, mais dit rester vigilante sur ce dossier. CGG plie de 0,21% à 8,452 euros.

Enfin, Pierre & Vacances prend encore 3,67% à 25,45 euros. Le groupe et le promoteur chinois Beijing Capital Land ont signé une lettre d’intention en vue d’un projet de partenariat pour développer des sites touristiques inspirés du concept de Center Parcs en France et en Chine.

Sur le Forex, la paire euro/dollar recule de 0,10% à 1,2365 dollar.

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.