Wall Street optimiste et la BCE dans la tourmente

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A la mi-séance, le CAC 40 gagne 0,10% à 4.286,39 points dans un volume de 729 millions d’euros traités. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien prend 0,34%, le Dax de la Bourse de Francfort 1,04% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 0,59%. Le contrat future décembre sur indice Dow Jones s’inscrit en hausse de 0,27%.

Après avoir accusé sa plus forte perte hebdomadaire depuis la fin juillet, la Bourse de Paris progresse dans le sillage de Wall Street vendredi. La tendance est cependant fragilisée par de mauvais indicateurs en Allemagne et dans la zone euro. 

La place américaine a bénéficié vendredi de la nette amélioration du marché du travail aux Etats-Unis en septembre. Cette statistique favorable a notamment eu pour effet de renforcer le dollar contre l'euro, la monnaie unique oscillant autour de 1,2545 dollar après avoir touché un plancher de plus de deux ans à 1,2501 vendredi.

La semaine qui s’annonce restera sous influence américaine avec le lancement par Alcoa de la saison des résultats du troisième trimestre, mercredi soir.

Le consensus Thomson Reuters anticipe une croissance de 6,4% des bénéfices des sociétés du S&P 500 sur la période, contre 11% il y seulement deux mois. La fermeté du dollar face aux autres devises n’est certainement pas étrangère à l’abaissement des prévisions des analystes. La Fed publiera, également mercredi, le compte rendu de la dernière réunion de son conseil de politique monétaire.

Si l’économie américaine monte en puissance, l’Europe semble au mieux stagner entre une Allemagne qui peine à se relancer et une France qui risque de voir son projet de budget 2015 rejeté par Bruxelles. Après Moody’s il y a quinze jours, Standard & Poor’s devrait passer la note de la France sous revue vendredi. Elle est actuellement à « AA » avec perspective stable. Enfin, le FMI et la Banque Mondiale pourraient revoir en baisse leurs prévisions de croissance pour le Vieux Continent cette semaine.

Sur le front des statistiques, les commandes à l’industrie allemande ont reculé de 5,7% en août, leur plus forte baisse depuis début 2009. La confiance des investisseurs s’est quant à elle dégradée pour le troisième mois d’affilé en octobre dans la zone euro, l’indice Sentix reculant à -13,7 points, au plus bas depuis mai 2013, contre -11 anticipés par le consensus Bloomberg. 

A noter enfin que la Fed publiera pour la première fois son Labor Market Conditions Index (LMCI), un indice composite regroupant 19 composantes comme les projets d’embauches des entreprises ou les salariés à temps partiel à la recherche d’un emploi à plein temps. Cet indice sera désormais publié chaque mois, le lundi suivant la publication du rapport officiel sur l’emploi.

Les valeurs dites dollar et les titres des grands exportateurs se distinguent à la faveur du repli de l’euro. Airbus Group gagne 0,37% à 49,766 euros, Michelin 1,06% à 73,26 et Renault 1,05% à 55,69.
Iliad engrange 0,68% à 162,15 euros. Le groupe a obtenu le soutien de KKR et celui d’un autre fonds américain « probablement Blackstone », pour présenter une offre améliorée sur T-Mobile US, rapportent Les Echos. 

Total perd 0,89% à 48,08 euros dans le sillage du baril de Brent de la mer du Nord se maintient sous le seuil des 93 dollars après avoir cédé près de 5% la semaine dernière. L’indice Stoxx Europe 600 du pétrole et du gaz accuse la plus forte baisse sectorielle, devant les ressources de base. 

Areva lâche 4,30% à 12,010 euros. Le spécialiste du nucléaire devrait annoncer cette semaine des baisses d’investissement afin d’éviter une dégradation de sa note par Standard & Poor’s, écrit Le Journal du Dimanche.

Euro Disney décroche 16,04% à 2,905 euros. Le groupe a présenté ce lundi un plan de recapitalisation d’environ 1 milliard d’euros prévoyant une augmentation de capital et une restructuration de la dette. Le groupe de loisirs sera soutenu dans cette démarche par son principal actionnaire Walt Disney.

Enfin, Air France-KLM plie de 1,45% à 7,022 euros. La compagnie présentera mercredi son évaluation de l’impact financier de la grève des pilotes qui a duré deux semaines, indique Reuters en citant une source proche du dossier. 

Sur le marché des changes, la paire EUR/USD prend 0.20% à 1,2540$.

 

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