Le CAC est plombé par la Chine et l’Ukraine

La Bourse de Paris a fortement reculé lundi, ployant sous le fardeau du ralentissement de l’économie chinoise et des péripéties en cours en Ukraine.

L'indice CAC 40 a lâché 1,36 % à 4 276,34 points, dans un volume d'échanges de 3,2 milliards d'euros, le DAX 1,65 % à 9 188,77 points et le FTSE 100, 0,56 % à 6 520,39 points.

Après avoir ouvert en baisse, la bourse de Paris a accentué son repli tout au long de la séance malgré une tentative de rebond en début d’après-midi, le recul de Wall Street en matinée américaine emportant l’adhésion des investisseurs.

Les mauvaises nouvelles en provenance de chine et d’Ukraine l’ont définitivement emporté sur les plutôt bonnes nouvelles en provenance de la zone euro et de la France en particulier.

Les inquiétudes concernant la santé de l’économie chinoise pèsent de plus en plus sur les marchés. Hier, l’estimation provisoire de la production manufacturière de l’empire du milieu a confirmé le ralentissement de la croissance économique. L'indice PMI des directeurs d'achat s’est affiché à 48,1 en mars après 48,5 en février et reste au-dessous de 50 qui marque la limite entre expansion et contraction de l’économie. Pour de nombreux analystes, le resserrement des conditions d’accès au crédit mise en place par la banque centrale chinoise a fortement ralenti la demande intérieure et les investissements des entreprises.

En Ukraine, la situation a de nouveau connu une journée agitée. Les forces russes ont pris d’assaut une nouvelle base militaire à Féodossia en faisant de nombreux prisonniers ukrainiens. De sont côté, le président Obama, lors de sa première journée de sa visite en Europe a réaffirmé que les Etats-Unis et l'Europe étaient unis pour faire payer à la Russie son intervention en Ukraine. Pour le moment, si Vladimir Poutine continue son programme d’annexion de la Crimée sans coup férir et en évitant toute provocation, les investisseurs attendent avec un calme relatif l’établissement des sanctions économiques envers la Russie qui semble poser problème alors que les intérêts concernant la Russie entre l’UE et les Etats-Unis divergent fortement.

Les plutôt bonnes nouvelles en provenance de la zone euro et de France n’ont pas pesé sur la tendance. En zone euro, la croissance du secteur privé a poursuivi sa progression en mars mais sur un rythme un peu moins soutenu que celui observé en février, confirmant ainsi la tendance générale à la reprise de l’économie de l’union monétaire du vieux continent. En France, la même activité a crû au mois de mars, à son rythme le plus élevé depuis plus de deux ans et demi, à la surprise du consensus qui avait prévu une poursuite de la contraction.

Outre l’actualité internationale, l’accès de faiblesse de certaines valeurs notamment dans le secteur des biotechnologies a aussi pesé sur la tendance à Wall Street. Alexion Pharmaceuticals a ainsi perdu  6,28% à 149,76 dollars, AbbVie  3,93% à 51,36 dollars et Biogen  1,82% à 312,73 dollars. D’autres  comme Netflix, Facebook ou Tesla ont aussi fait l’objet d’arbitrage de portefeuilles ou de prises de bénéfices. Netflix a perdu 6,67% à 378,90 dollars, Facebook 4,67% à 64,10 dollars et Tesla, 3,81% à 220,17 dollars.

Le Dow Jones a abandonné 0,16 % à 16 276,69 points et le S&P 500 a perdu 0,49 % à 1 857,44 points. Le NASDAQ s’est plus nettement replié de 1,18 % à 4 226,38 points.

Parmi les valeurs françaises qui ont terminé en hausse, Crédit Agricole a grignoté 0,13% à 11,23 euros après une recommandation à l’achat de la part de Bank of America-Merrill Lynch. BNP Paribas qui présentait son plan stratégique pour 2016 a reculé de 1,83% à 55,94 euros et Société Générale, 2,87 % à 43,42 euros.

Du côté du secteur des télécoms, Bouygues reculait de 2,75 % à 29,03 euros. En plus de sa nouvelle offre pour le rachat SFR déposée jeudi dernier, Bouygues aurait inclus dans son package, un « break up fee » estimé entre 500 millions et un milliard d’euros destiné à indemniser Vivendi si le rachat de SFR était annulé par les autorités de la concurrence. Vivendi abandonnait 0,18 % à 19,635 euros, Numericable perdait 1,77 % à 27,97 euros alors qu’Iliad(FREE) grignotait 0,10%  à 205,60 euros.

Wendel a engrangé 0,72% à 112,65 euros après une note favorable de Société Générale qui anticipe une croissance à deux chiffres de l'actif net réévalué de la société d'investissement.

Airbus s’est replié de 1,39 % à 51,18 euros. La société low cost singapourienne Tigerair a commandé 37 A320neo pour 3,8 milliards de dollars.

Enfin, Valneva s’est envolé de 7,23% à 7,12 euros malgré une perte nette accrue à 24,1 millions d'euros pour l'exercice 2013.

L’Euro a rebondi à 1,3838 dollar. L’or a reculé à 1 308,56 dollars l’once alors que le WTI, échéance mai 2014, est resté quasi stable à 99,44 dollars le baril.

Apprenez-en davantage sur le marché des CFD avec IG.

 

Avertissement : IG fournit exclusivement un service d’exécution d’ordre. Les informations ci-dessus ne sont fournies qu’à titre indicatif. Elles ne constituent, ni ne doivent être interprétées comme un conseil ou une recommandation. Elles ne constituent pas non plus un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG Markets se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. IG ne peut garantir que l’information fournie ci-dessus soit complète ou exacte et se dégage donc de toute responsabilité quant aux risques encourus par toute personne agissant sur la seule base de ces informations. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Enfin, ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.