Le CAC 40 accentue son repli avec l’Ukraine

La Bourse de Paris a fortement reculé lundi sur les inquiétudes concernant la crise ukrainienne.

L'indice CAC 40 a reculé de 2,66 % à 4 290,87 points, le DAX de 3,44 % à 9 358,89 points et le Footsie, de 1,49 % à 6 708,35 points.

La crise ukrainienne a complètement dominé les débats sur les places européennes hier. La possibilité d’une escalade militaire après l’invasion de la Crimée par les troupes russes et la mobilisation générale décrétée en Ukraine est restée présente à l’esprit des investisseurs tout au long de la séance alors que le ton s’est durci du côté européen et du côté américain.

Toutefois, les intervenants n’ont pas cédé à la panique même si le mouvement de baisse a été particulièrement marqué, certains investisseurs abandonnant les marchés d’actions pour se réfugier sur les marchés des obligations souveraines et du Franc suisse.

La plupart des observateurs estiment que, dans le meilleure des cas, la volatilité des marchés devrait rester élevé dans les jours qui viennent voir s’emballer à la moindre détérioration de la situation sur place. Ils soulignent qu’il ne faudrait pas grand-chose pour mettre le feu aux poudres alors que les marchés naviguent soit à leur plus haut historique soit à leur plus haut depuis plusieurs années.

Les nouvelles du jour sont passées inaperçues. La production manufacturière chinoise a affiché en février sa plus forte contraction depuis août 2013 selon l'indice PMI de la banque HSBC, confirmant le ralentissement de la deuxième économie mondiale. En zone euro, la croissance de l’activité manufacturière a légèrement ralenti en février pour la première fois en cinq mois, les économistes de Markit soulignant que la reprise économique dans l’union monétaire européenne restait encore fragile.

Outre-Atlantique, Wall Street a mieux résisté que ses consœurs européennes. Le Dow Jones a lâché 0,94% à 16 168,03 points, le S&P 500,  1,09% à 1 845,73 points et le Nasdaq 0,72%, à 4.277,30 points.

Dans ce contexte, l'indice VIX dit "indice de la peur" a nettement augmenté, de 14,29% à 16,00. Les prix de l'or et du pétrole, eux, se sont envolés.

Parmi les valeurs françaises, toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé en baisse.

Les groupes les plus exposés à la Russie ont fortement chuté. La Société Générale a perdu 5,43% à 45,75 euros, Renault 5,41% à 68,3 euros et Tarkett, 7,28% à 29,45 euros.

De même, les titres les plus dépendants de la conjoncture ont aussi subi des replis importants comme ArcelorMittal en recul de 4,10% à 11 euros ou Saint-Gobain, en baisse de 4,67% à 41,47 euros.

Air France-KLM a abandonné 3,42% à 9,66 euros après un abaissement de recommandation par Crédit Suisse, de « sous-performance » à « neutre » et son objectif de cours de 11,05 euros à 8,10 euros.

L'action Vivendi s’est replié de 1,67% à 20,37 euros alors que CANAL+ a acquis 60 % de Studio Bagel, chaîne humoristique française sur YouTube.

Enfin, Eurofins est resté quasi inchangé à 211,85 euros après avoir réalisé en 2013 un bénéfice net de 72,2 millions d'euros, en hausse de 9,5%.

L’Euro a reculé à 1,3735 dollar. L’or a fortement rebondi à 1350,67 dollars l’once et le WTI, échéance avril 2014, à 104,81 dollars le baril

Apprenez-en davantage sur le marché des CFD avec IG.

En complément des mentions ci-dessous, veuillez noter que les informations présentes sur cette page ne constituent pas un historique de nos cotations ou une offre ou sollicitation à investir dans un quelconque instrument financier. IG se dégage de toute responsabilité concernant l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent. Veuillez noter que ces informations ne prennent nullement en compte la situation financière et les objectifs d’investissement spécifiques aux personnes qui les reçoivent. Ces informations n’ont pas été conçues pour répondre aux exigences légales en matière d’indépendance de la recherche sur l’investissement. Elles doivent donc être considérées comme une communication à des fins marketing. Enfin, bien que notre politique de passage d’ordres ne soit pas restrictive, nous ne cherchons pas à profiter de ces recommandations avant d’en faire la communication auprès de nos clients.